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FILA NI KELE: LA DANSE S’INVITE DANS LES MARCHÉS

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C’est pendant trois (3) semaines de résidence de création dans les marchés de Sabalibougou, Badalabougou, Halle de Bamako et le marché de Niamakoro, que huit (8) chorégraphes ont créé huit (8) pièces avec onze (11) danseurs de quatre (4) régions du Mali et de Bamako issus de la formation Corps pour XXIIe Siècle. Une session créative qui a vu naitre la première édition du festival Fila Ni Kélé – à Bamako, les 20,21, 22 novembre. De l’audace naît ce projet, plus authentique, une conférence de presse le 13 novembre 2020 dans le marché de Badalabougou, prélude des activités en présence des géants de la danse du Mali et d’ailleurs.

Le festival « Fila Ni Kélé »

« La plus part des festivals de Bamako se font dans des endroits comme les espaces culturels, auxquels, tout le monde n’a pas accès, c’est dans cette optique que le festival « Fila Ni Kélé » est né. Permettant au public bamakois de découvrir la danse autrement. Une première que la danse s’invite dans les marchés de Bamako. La belle affaire: transformer les marchés en lieu de spectacle. Raison principale, pour laquelle on a choisi les marchés qui sont des points d’attractions pour la population et une première fois pour un festival» Monsieur Lassina Sangaré, Directeur Technique du festival. «Egalement, nous savons que le marché est un lieu d’échange entre les vendeurs et les clients, un lieu de rencontre entre les personnes de tout genre « femmes, hommes, enfants, riches ou pauvres » qui se croisent, faire, alors un festival dans un tel lieu public est une opportunité pour permettre aux gens de savoir et comprendre que la danse est un métier, un métier qui s’apprend et qui nourrit. Elle est un art, elle parle, et chaque mouvement effectué par ces danseurs expriment les problèmes de société et aussi ceux de la nature».

Témoignages

Venu de la Guadeloupe, Christophe, l’un des formateurs «J’aime ces jeunes et les encourage » selon lui la danse est pédagogique, il faut savoir où on va pour pouvoir danser car lui-même ancien danseur, a été fier de transmettre la formation dont lui a eu à faire auprès des jeunes, qui se sont donnés à fond pour la réussite du festival.

Un riche festival durant trois (3) jours successifs dans les marchés de Bamako, qui fut une belle réussite pour une première édition pour les organisateurs, distractif et instructif pour les participants. Et après l’étape de Bamako, le festival continue sa tournée dans certaines villes des régions du Mali.

Korotoumou Cissé

LE FESTIVAL LA NUIT DU TAMAN

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Le Taman comme beaucoup d’autres instruments traditionnels a une place très importante dans notre société. Avant le Taman était utilisé pour faire passer un message au sein du village, de village en village, de quartier en quartier etc…, et c’est les griots qui le faisaient mais aujourd’hui, cet instrument est négligé par la société. C’est dans cette optique que Cheickné Soumané Sissoko, un grand passionné du Taman a initié ce festival durant lequel, il forme des jeunes avec ses frères et cousins qui sont aussi des joueurs de Taman.

Valoriser nos cultures

Le groupe 5 tamans donne un atelier qui dure quatre (4) jours aux jeunes, à travers lequel, ils apprennent l’origine, l’importance et comment jouer au Taman. Cette année, la nuit du Taman valorise la richesse dont cet instrument apporte à notre société et le festival touchera à d’autres variétés d’instruments tels que : le djeli n’goni, le balafon, la calebasse, le yabara, et le chant. Cinq artistes sont à l’honneur pour cette 6e édition et une innovation est prévue tout en gardant l’originalité qui est aussi l’un des objectifs de ce festival et qui se clôturera le 27 novembre avec un concert.

L’impact du coronavirus sur cette édition

«Pour cette 6e édition le festival se fera en un seul jour, puisqu’on n’aura pas le temps de faire toutes les activités faute des précautions sanitaires qu’on doit prendre en compte malheureusement» Lassine Kouyaté l’un des formateur.

Cheickné Somanê Sissoko et toute son équipe vous invitent à cette rencontre et vous promettent un festival inoubliable.

Korotoumou Cissé                                                                                                                                                                                                                                                                                          

La Tour de l’Afrique: une renovation made in Mali

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La Tour de l’Afrique se fait peau neuve à Bamako. Du haut en bas, de l’intérieur à l’extérieur, a un nouveau visage qui séduit, un visage qui rend plus resplendissant la ville des trois caïmans. Ces jeunes engagés et talentueux sont au nombre de sept (7) à l’origine de ce projet de rénovation, des jeunes artistes plasticiens, sortants du conservatoire Balla Fasseke et de l’institut national des arts (INA) de Bamako et plus cinq (5) assistants, à avoir fait ce magnifique, dans le but également de prouver aux Maliens que le Mali peut compter sur ces talents. Sollicités par l’entreprise « SAMAK », maître d’ouvrage, satisfait: «on est plus que comblé du travail réalisé par ces jeunes talentueux et c’est avec un sentiment de satisfaction qu’on les félicite, puisqu’on ne regrette pas d’avoir pris le risque de leur avoir confiée cette rénovation.

Une action patriotique, doublée de satisfaction professionnelle

Le budget alloué à ce projet comme le confirme, Samassekou Nouhoum Directeur de SAMAK était raisonnable. Monsieur Daouda Traoré directeur de projet se montre notamment satisfait: « même si on ne gagne pas d’argent, on est fier de voir que les Maliens aiment notre proposition de rénovation. Bien vrai qu’au début, on doutait un peu de notre potentiel à relever le défi qui était de repeindre les murs. On nous avait demandé quatre (4) semaines pour réaliser le travail mais on l’a fait en douze (12) jours et tout le monde est sous l’admiration. L’œuvre en question sur les murs s’appelle «fresque murale» qui a rendu plus originale la Tour et maintenant on peut dire qu’elle est un monument à la Malienne» 

Des bamakois en admiration

Aminata Diarra vendeuse de fruits à côté de la Tour de l’Afrique ne cache pas sa joie: «Je suis tellement contente de voir cette rénovation qui est une très bonne initiative car ça faisait longtemps que les gens ne portaient plus leurs regards sur la Tour et cette rénovation va les pousser à venir visiter», qui est le même cas chez Mamadou Keïta, venu visiter la Tour « Elle m’a vraiment séduit, je passe tous les jours par ici, je n’avais jamais prêté attention à ce monument mais aujourd’hui voir cette œuvre m’a poussé à venir ».

Il faut rappeler que, la Tour de l’Afrique porte à son sommet une jarre percée qui est l’illustration de la célèbre sentence du roi Ghezo du Bénin et qui était devenue la devise de la très combative Fédération des Étudiants d’Afrique noire en France (FEANF). « Si tous les enfants du pays venaient par leurs mains groupées, boucher les trous du canari, le pays serait sauvé ». Un appel à l’unité qui fait la force et la vocation panafricaniste du Mali qui se conjugue avec ses engagements pour certaines causes.

Les jeunes étudiants du conservatoire, de l’INA et entrepreneurs maliens démontrent que le Mali peut compter sur ses talents, fabriqués à la maison.

Korotoumou Cissé

MALI MODE ACADEMIE

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Mali Mode Académie

Un programme de formation professionnelle conçu pour de jeunes créateurs émergents résidant au Mali qui souhaitent s’inscrire dans un processus créatif et de développement de carrière. Cette première session réunira 10 jeunes hommes et femmes âgés de 18 à 35 ans. Le programme porte à la fois sur les techniques créations/matériaux, que sur les aspects annexes aux métiers (mais essentiels à l’efficacité économique) comme l’entrepreneuriat, la gestion, la commercialisation, la communication. Un dispositif d’accompagnement professionnel leur est mis à disposition avec des stages pratiques au sein d’entreprises de création, des occasions de mise en relation, des espaces de diffusion/vente leur permettant d’entamer  et de développer leurs activités.

Innovation?

L’innovation est déjà « Mali Mode Académie » qui viendra compléter « les Journées de la Création et le Mali Mode Show » qui sont tous organisés par « l’Association Mali mode » afin de promouvoir les jeunes talents, les passionnés de la mode pour ensemble valoriser cette industrie et en faire une priorité, en restant toujours dans l’idée de créer plus et d’émerveiller.

APPEL A CANDIDATURE

Le samedi 31 octobre 2020 marqua le début de la première phase du projet et pour une durée de 30 jours de lancement.

Chers jeunes créateurs, il ne reste plus qu’une semaine pour postuler à « Mali Mode Académie », alors qu’attendez-vous?

Kounandi Cissé

Les samos du Burkina Faso: un peuple du mandé

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Les samos ou samoghos, du Burkina Faso sont un peuple mandingue vivant au Nord-ouest du pays. Cette société repose sur une culture très forte et très riche, qui essaie de rester toujours immuable au temps.

Au Burkina Faso les samos parlent le « san » ou le « samo » et leurs patronymes ne sont autre que Toé, Paré, Ky, Kawané, Garané, Mossé, Kanamé, Dalla, Yélémou, Dao, Toni et Kamambiri. Par ailleurs on rencontre aussi selon les localités les noms comme Zerbo, Koné, Lamoukiri, Kané, Louri, Zou, Tiéba, Koussoubé, Tiema, Bitibaly, Drabo, Bananzaro, etc…

Un peuple de culture et d’agriculture

Ce peuple vit principalement d’agriculture. Cependant, il pratique parallèlement la chasse et l’élevage. Les denrées cultivées sont généralement le sorgho, le petit mil, le maïs, le haricot, l’arachide, les poids de terre, l’oseille, et le sésame. Ainsi donc le samo se nourrit traditionnellement de tô, de haricot, poids de terre, feuilles sauvage, « zamané » et d’autres mélanges de ses semences. D’ailleurs les femmes samos sont reconnues par leur habilité en la matière et la préparation du dolo. Les samos habillent en « san don » ou faso danfani.

Un peuple de cultures occultes

Au pays des hommes intègres, les samos du Nord et sud sont tous animistes. Ils ont des fétiches auquels ils font des sacrifices en l’honneur de leurs ancêtres. Dans le même cadre, ils organisent chaque année le « Tolo » ou le retour des ancêtres, pendant une semaine dans le mois des grands vents et des grands poussières (Février ). D’ailleurs les tempêtes de poussières au début et à la fin des festivités sont considérées comme provoquées par le foulée des pas de la foule des ancêtres en marche.

Les masques pour se dire 

Comme dans beaucoup d’autres cultures, chez les samos ils existent des masques dont les plus répandus sont apparaissent sous la forme d’animaux, les masques: buffle, coq,  lapin,  bouc. Aussi ils savent causer, travailler au son de musique à l’aide d’instruments, qui sont la flûte, la corne, l’arc musical, le tambour, le tam-tam, etc… ou faire des jeux comme la lutte au claire de la lune qu’ils accompagnent avec des pas de danse originaux.

En milieu Samo le mariage est sacré

En milieu samo, le mariage est un lien sacré qui lie deux familles et même deux quartiers. Généralement, les gens de même quartier ne se marient pas pas entre eux, car ils se considèrent comme frères et sœurs. La dote est composée de sel, de beure de karité, de bétail, de faso danfanis,d’argent. Très souvent, on procède d’abord par enlèvement, c’est-à-dire que le jeune garçon et ses amis enferment la jeune fille pendant un certain temps avant de la libérer pour officialiser l’union. Mais si cette dernière ne consent pas, elle trouvera un moyen de s’échapper avant qu’elle ne soit libérée sinon elle deviendra aussitôt la fiancée.

Quand il y’a décès chez les samos, c’est la fête si le défunt est âgé. On l’ assainie, on l’habille et on le fait asseoir là où il a l’habitude de s’asseoir, ainsi on essaie d’imiter ses comportements, humoristiques pour rappeler aux gens ses moments de joies. Ensuite, au son de tambour et de tam-tam, on danse autour de lui pendant des heures avant de l’hunimer. Si c’est un homme, il sera organisé une chasse en son honneur et les femmes iront chercher du bois, si c’est une femmes. Un bon dolo sera préparé en son honneur et tous les soirs pendant 10 jours, on viendra boire, chanter, et danser en son honneur dans sa famille au son de tambour et de tam-tam.

Bon voyage en pays samo… Culturellement Vôtre !

Par Drabo Blaise Arsène et Sangaré Boubacar.

Le Mali à l’honneur au Metropolitan Museum de New York

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Dia Sacko, Fondatrice de Mali Culture, a eu un entretien exclusif avec Alissa LaGamma, Conservatrice de l’exposition sur le Sahel au Metropolitan Museum de New York, aux Etats-Unis, consacré au Sahel avec un pavillon réservé au Mali de Timbuktu et de Djenné.

Madame LaGamma est historienne d’Art, née au Congo et grandi en Afrique de l’Ouest, imprégné d’un amour inconditionnel pour le continent et ses héritages. De sa pratique professionnelle, elle tire son inspiration du travail que ces collègues maliens ont effectué et les efforts que l’ancien président Alpha Oumar Konare  a consenti dans les domaines de la culture,  dans les années 1980-1990.

Une exposition née d’une coopération entre le Mali et le Museum

Le pavillon sur le Mali a pu se mettre en place, grâce au travail, des Archéologues maliens de mise en lumière de l’héritage, la richesse, et la profondeur de l’histoire du Mali. Elle évoque avoir beaucoup appris de l’histoire de la vallée du Niger à travers les recherches de ces collègues et les travaux effectués par Daouda Keita, actuel Directeur du Musée National du Mali, également de Mamadou Cissé, archéologue travaillant à Gao. La conservatrice a pu récolter des informations et nouveaux objets qui ont servi lors de cette exposition.

Le Sahel, un territoire vaste mais riche de ses cultures

Initialement prévu du 30 janvier au 10 mai, pour cause de COVID-19, l’exposition est restée entre les murs du Museum jusqu’en fin octobre, pour le grand bonheur du public new-yorkais. Parmi la riche collection sahélienne, le public a pu admirer, le magnifique héritage historique et artistique du  Mali. « Cette exposition est pour ceux qui n’ont pas la chance de visiter le Mali et le sahel  et ceux qui ne connaissent pas l’histoire du Sahel d’en apprendre les merveilles. Apprendre aux américains qu’il existe d’autres valeurs différentes de celle du pays Dogon. Montrer et laisser une trace de  cet héritage aux Etats-Unis en leur exposant les trésors de ce beau continent voici le but visé par cette exposition » affirme Alissa Lagamma.

Un Sahara millénaire

La passionnée du Sahel a  tenu à préciser l’existence des villes dans les régions depuis le premier  millénaire et, cela, avant la traite dans le Sahara, ce qui amène le changement de conscience autour du rôle des peuples dans la vallée du Niger ; la civilisation a évolué dans les régions depuis le huitième siècle a-t-elle souligné, chose que beaucoup d’Américains ne savent pas. Selon Alissa, le public adore la musique malienne, surtout mandingue que les griots ont pu conserver à travers l’histoire des grands hommes. Cette exposition visait à intégrer Kankou Moussa ; Soundjtata Keita qui sont des  grands empereurs des grands empires du Mali à travers des monuments fabriqués. 

L’exploration au coeur des cultures sahéliennes continue, en collège pour bientôt, d’autres narratifs du Sahel, le faisant découvrir sous ses meilleurs profils.

La Rédaction

Série mania en Afrique: enjeux linguistiques au Mali et Burkina Faso

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Maitresse d'un homme marié

L’usage des langues nationales dans les films réalisés par les cinéastes des différents pays d’Afrique de l’espace francophone où le français a le statut de langue officielle, constitue une préoccupation majeure aux enjeux multiples.

Les productions cinématographiques et les enjeux linguistiques en Afrique subsaharienne

Les enjeux économiques et financiers des industries cinématographiques déterminent bien souvent les logiques de production et peuvent influer sur les choix de réalisation entre autres la langue , parfois au détriment d’une densité émotionnelle de l’œuvre en relation avec l’univers socioculturel qu’elle veut refléter.

Au Burkina Faso et au Mali de nombreux films sont réalisés dans les principales langues parlées par la majorité des populations. Sans omettre le français, les cinéastes ont choisi  d’emblée de développer l’usage des langues comme le bamanan, le jula , le moore, le wolof, dans leur démarche de création filmique. Ils ont recours ensuite en terme de diffusion internationale au doublage et sous-titrage en français et en anglais pour toucher d’autres publics. Mais de nombreuses contraintes de production fragilisent ces cinémas qui trouvent principalement leurs sources de financement auprès des institutions des pays d’Europe et ne disposent pas de structures endogènes pour leur circulation dans les pays d’Afrique. Citons entre autres la clause d’usage de la langue française pour la production du film africain qui sollicite les subventions des organismes français.

 D’aucuns soulignent la multiplicité des langues africaines et des groupes ethniques comme un obstacle pour la diffusion des films dans chaque pays et à l’échelle de plusieurs pays d’Afrique. Mais l’expérience confirme que cette réalité sociolinguistique certes complexe n’est pas pour autant insurmontable. Par ailleurs la technique cinématographique permet d’envisager le doublage en langues africaines selon les aires linguistiques de diffusion des films.

 Les enjeux économiques et financiers des industries cinématographiques déterminent bien souvent les logiques de production et peuvent influer sur les choix de réalisation entre autres la langue , parfois au détriment d’une densité émotionnelle de l’œuvre en relation avec l’univers socioculturel qu’elle veut refléter. Car une langue renferme toutes les valeurs de civilisation d’une société. Ainsi on peut noter un véritable hiatus quand dans un film burkinabe montrant une scène de vie quotidienne au village , on entend  des personnes âgées s’exprimer en français. A l’inverse , d’autres films comme Baara  ou  Fi¨nyè de Souleymanve Cissé nous révèlent des œuvres où se déploient l’imaginaire et la richesse métaphorique de la langue bamanan parlée par les différents personnages.

 En définitive , l’usage des langues nationales dans les créations artistiques et culturelles constitue un engagement pour résister à des pressions multiples qui confinent à la marginalité des œuvres dans leur terroir en les rendant inaccessibles à leurs publics potentiels. Les cinémas d’Afrique, pour remplir leur rôle de véritables « écoles du soir » selon la célèbre formule du cinéaste Sembène Ousmane ne sauraient se figer dans un splendide éloignement des populations africaines.

En examinant au préalable le contexte plurilinguistique avec le statut dominant de la langue française (langue officielle) dans les pays anciennement colonisés par la France, nous analysons par la suite comment se meuvent les productions cinématographiques pour imprimer une esthétique et un langage endogène marqué du sceau des langues nationales.

Dragoss Ouédrago (Professeur, Université de Bordeaux, Cinéaste)

A suivre…

Artisanat : des métiers à l’agonie

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Presque plus de mouvement à la maison des artisans, située, en plein cœur de la capitale malienne. La maison des artisans de Bamako « Artisanat » jadis maison des artisans du Mali, est ce lieu où l’on se perd avec plaisir à explorer les merveilles de la création artisanale du Mali.

De la création d’une maison pour les artisans

La maison fut baptisée par la loi du 26 juillet 1986, maison des artisans du Mali, dans le souci d’assurer la formation et la professionnalisation de la création artisanale malienne. En 1995 des reformes dans le secteur de l’artisanat, vont stimuler la création d’autres maisons artisanales dans différentes villes à travers le pays, notamment, à Gao, Ménaka, Tombouctou et Kidal. Après adoption d’un projet de loi en conseil des ministres, le 18 octobre 2006, la maison des artisans du Mali va prendre le nom de Maison des Artisans de Bamako, compte tenu de la décentralisation.

Le manque de flux de clients

Le bâtiment de « l’Artisanat » dispose des centres et ressources nécessaires pour la formation et la viabilisation des produits fabriqués en son sein. Les détenteurs de plusieurs ateliers à travers le Mali ont été formés là. Les crises multidimensionnelles tuant, peu à peu, les activités touristiques ont entamé l’engouement pour la création artisanale. C’est ce que nous fait constater Boubacar Simpara un sculpteur de la place qui y a fait sa formation avant de détenir son propre atelier. Il nous affirme, qu’aujourd’hui, il n’a plus le même enthousiasme que pendant sa formation : “C’est la clientèle qui confirme mon métier, l’artisanat manque de flux de nos jours au point que nous perdons tout espoir.”

Des métiers à l’agonie

Les artisans, du Bogolan aux bijoux, des sculpteurs aux cordonniers, même les maroquiniers, estiment que le flux timide des touristes n’est pas comblé par la fréquentation des locaux. Le Directeur de l’artisanat, Mr Boubacar Mohamed Samaké confirme la tendance avec désarroi. En plus des difficultés mentionnées plus haut, la vente de fausses pièces en or et argent ont contribué à ternir la réputation de la maison des artisans, auprès de la clientèle nationale. Seydou Sissoko, bijoutier qui tient son art de sa famille, pense que la faute est aux charlatans vendeurs de pacotille.

La maison des artisans, reste tout de même un lieu de curiosité pour les bamakois, qui de passage dans le grand marché font un arrêt pour visiter et admirer la créativité malienne, qui gagnerait une part du marché en rehaussant la qualité des pièces en vitrine.

Fama Mademba Sacko

Koké, la spiritualité dans l’art

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L’artiste de renommé international expose en solo des chef-d’oeuvres dans la galarie Medina. Boubacar Koké met son pinceau au profit de son imagination spirituelle.

Univers spirituel, c’est le nom de cette exposition solo du Peintre malien. Connu et reconnu dans le monde de l’art et de la culture, Koké utilise un procédé très simple. Avec comme support le papier et le feutre il crée une merveille qui laisse sans voix.

Une série nommée DIEU

Cette série de tableaux découvre un monde spirituel , un témoignage aversé dans de spiritualité de l’artiste. Des noms comme Mohammad et Allahou-Mohammad  reviennent le plus souvent pour croiser l’intime en muse révélatrice.
Après des moments d’absence, le fruit du Conservatoire Balla Faséké Kouyaté, revient en 2016 en force, avec des créations qu’il est le seul à connaître le secret, et des expositions internationales comme la série hommages à la danse et aux chorégraphes qui expriment le bonheur et la joie de vivre à l’africaine.

Ces joyaux renouvellent et actualisent l’expression du sacré, lui donnent une image actuelle, quotidienne, trouvant une expression renouvelée.
Sangaré Boubacar

Le Conservatoire des Arts et Métier Multi Média Balla Fasséké Kouyaté (CAMM-BFK)

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Le Conservatoire des Arts et Métier Multi Média Balla Fasséké Kouyaté (CAMM-BFK) est un établissement d’enseignement supérieur ayant pour vocation la formation artistique et professionnelle.

Il abrite en son sein une trois centaines d’étudiants repartis en six sections d’arts à savoir: l’art dramatique ou encore appelé Théâtre, la Musique, l’art plastique, le multimédia, le design et la danse. L’inscription est conditionnée par l’admission de l’étudiant au concours d’entrée qui se déroule sous deux angles à savoir: la théorie et la pratique selon la discipline à laquelle il concourt.

Créer en octobre 2004 à la demande du gouvernement Alpha Oumar Konaré dans le cadre d’un contrat d’Etat entre le Mali et le Cuba et suite à de collaborations et conventions d’écoles supérieures d’arts international à savoir la France, l’Allemagne, l’Italie, Cuba, le Canada, plus l’association BOIS SACRE composé des pays de l’Afrique de l’ouest : le Niger, le Burkina Faso, Sénégal, de la Cote D’Ivoire … Le CAMM-BFK fonctionne avec ces différentes collaborations.

Le programme d’enseignement du CAMM-BFK se présente sous deux formes à savoir un mois de cours théoriques se soldant par examen à la fin de chaque module et deux mois de cours pratiques se soldant à son tour par une mise en scène du module assimilé par l’étudiant.

Le CAMM-BFK a ouvert ses portes avec trois filières d’enseignement artistique : la musique dans laquelle la formation se fait avec des professionnels de la musique traditionnelle et contemporaine dans des disciplines indispensables telles que le solfège, le jazz, les musiques électroniques et traditionnelles, le son et la lumière ; la danse, qui compte tenue de la richesse de notre pays le Mali en la matière permettra à l’étudiant de s’ouvrir aux techniques de danse moderne, classique et traditionnelle, avec des danseurs et chorégraphes professionnel ; l’art plastique qui permet à l’étudiant de s’épanouir dans toute les disciplines de l’image et du son. Les études se font avec un matériel de qualité dont tout étudiant ou professionnel est en droit de disposer. En première année de cette section l’étudiant perfectionnera ses acquis en peinture, en dessin et sculpture, maitrisera l’outil photographique, s’ouvrira aux notions d’esthétique et de design…

En  2006 fut ajouté le master d’action artistique et culturelle (MAAC) qui fait des étudiant ou des artistes des acteurs et animateurs de l’industrie culturelle pour la création et la promotion d’actions artistiques et culturelles. Cette formation créée autour d’un enseignement pratique qui porte sur tous les types d’organisation culturelles publiques et privée et de tous les secteurs culturels( spectacle vivant, cinéma, audio-visuel, édition, art plastique ou visuel) tout en apprenant à l’étudiant des connaissances sur les enjeux , le fonctionnement, les principes, les méthodes, les techniques d’organisation, la gestion des différentes types d’institution et entreprises culturelles.

Au fil des années se  fait la création des sections Théâtre, multimédias, et le design qui est la dernière à être créer datant d’il y a environ quatre ans. La section théâtre forme des comédiens et metteur en scène en s’appuyant sur la potentialité culturelle dont notre pays le Mali fait office. La section multimédias forme des artistes qui maitrisent les données théoriques et pratiques des phénomènes de la communication. Des modules de culture générale, d’anglais, d’informatique complètent la formation dans les différentes sections.

Disposant d’un local qui correspond au critère et au besoin matériel qu’il faut et accessible a toute les sections, l’enseignement était assurer de l’ouverture jusqu’à 2012  par la plupart des professionnels maliens et des  cubains et d’autres des écoles supérieurs des pays et institutions cité ci-dessus. Pour maintenir intact cet établissement et continuer les enseignements, l’administration de l’école à juger nécessaires de former les meilleurs de chaque section pour continuer avec la formation nous dit Moucktari Haidara anciens directeur général adjoint du CAMM-BFK. Des défit reste toujours à relever notamment la création de la section art de l’audio-visuel CINEMA a-t-il souligné.

Fama Sacko