Combien y a-t-il de gravures rupestres ?

Théophile Legendre
2025-07-04 10:10:03
Nombre de réponses
: 15
Il y a une série de lignes tracées avec les doigts sur l’un des murs de la grotte.
Les dessins en question ne représentent pas une forme en particulier, il ne s’agit pas d’un animal, d’une personne ou d’un symbole reproduit de manière figurative.
Cela pose alors une question : est-ce de l’art?
On ne peut pas affirmer que ces manifestations graphiques sont vraiment symboliques, ça peut être des décomptes, ça peut être n'importe quoi de non symbolique, mais, il y a capacité à dessiner, à graver et représenter quelque chose qui n'est pas encore le monde, mais une partie non figurative du monde.
Cette découverte vient par ailleurs confirmer une autre analyse de l’archéologue qui avait déjà attribué le « masque moustérien de la Roche-Cotard » à Néandertal.
Ce masque mis au jour en 1977 a d’abord été appelé « objet énigmatique », le temps de pousser les observations.
Après analyse, il a été établi que cette sculpture représentant une tête humaine a été réalisée par la main de l’homme car elle comporte plusieurs traces de retouches ainsi qu’un éclat d’os inséré volontairement et de manière symétrique.

Guillaume Collin
2025-06-25 14:55:57
Nombre de réponses
: 17
On y connaît déjà la grande sépulture antéislamique d'El Mraïtï découverte par le Capitaine Chapelle, quelques gravures et graffiti à Chaaba-en-Nakhlat et Chegga.
M. l'Abbé Breuil a publié une étude des gravures d'Aguilet- Abderrahman d'après les documents de l'Adjudant Frétay.
L'Adjudant Frétay a également signalé des « Antilopes sans cornes » sur des rochers dans la région de Mdennah, à 38 kilomètres d'Aïn-el-Kseib.
Bien qu'entravées par des raisons de transports et de sécurité militaire, nous avons relevé et photographié le plus de gravures possible dans la station inédite d'EIKseib, où nous comptons retourner pour terminer nos travaux, et avons complété l'inventaire des stations de Chegga et de Chaaba-en-Nakhlat, plus importantes que les renseignements antérieurs ne le faisaient supposer.
La faune rupestre, de Chegga et du Kseib, se montre surtout riche en Bovidés et Antilopes.
Les figurations humaines y sont rares et très rudimen- taires.
A noter une figure qui pourrait être un bateau.

Anastasie Etienne
2025-06-15 19:43:31
Nombre de réponses
: 7
Les scientifiques estiment, qu’à l’échelle de la planète, cet « art des rochers » a peut-être été plus fréquent que « l’art des cavernes » mais l’exposition de ces œuvres en plein air, au soleil et aux intempéries, les a soumises à rude épreuve et le temps en a probablement effacé la majorité.
Un choix réfléchi
L’art pariétal porte une attention toute particulière à la forme de la paroi qui l’accueille.
Comme pour les matières premières nécessaires à la fabrication des couleurs et à celle des pinceaux et autres outils, les artistes préhistoriques mettent à profit leur environnement dont ils sont fins connaisseurs.
Ainsi, face à la paroi, ils jouent avec les creux, les bosses, et savent tirer parti du moindre relief pour valoriser leurs créations, comme à Pech-Merle (Lot) où un cheval bénéficie d’une découpe naturelle de la paroi pour se parer de deux têtes, et provoquer ainsi un effet de « trompe-l’œil ».
De l’entrée d’un abri jusqu’aux tréfonds d’une grotte, leurs œuvres se situent dans des espaces plus ou moins accessibles.
Certaines ne s’atteignent même qu’au prix d’un parcours malaisé dans des boyaux étroits et après le passage d’autres obstacles.
Peut-être pour dissimuler le message qu’elles contiennent aux non-initiés…
Des emplacements stratégiques
L’art rupestre ne se trouve pas non plus n’importe où.
Parfois situé au cœur de lieux habités et exploités par les humains, il peut aussi être placé à des carrefours stratégiques ou bien sur des escarpements qui le rendent visible de loin, comme dans la région de Huashan, en Chine, où les peintures sont visibles depuis la rivière et illustrent la volonté de faire passer un message.
Peut-être ici de marquer la propriété des voies de navigation ?
C’est l’hypothèse de certains chercheurs.
Pas si simple...
Pariétal à l’intérieur, rupestre à l’extérieur… Oui.
Mais il faut aussi savoir que les spécialistes n’utilisent ce distinguo que pour la période du Pleistocène, jusqu’à 12 000 ans avant le présent.
À la condition d’être monumentales, les productions artistiques plus récentes sont toutes qualifiées de rupestres.
L’art des parois
Aux côtés de l’art mobilier – cet art qui peut s’emporter avec soi et qui désigne les parures, les gravures et peintures sur la pierre, le bois ou l’os –, il existe un art qui a choisi la roche pour toile de fond.
Peinture, dessin, gravure ou sculpture… les représentations situées au cœur des grottes ou dans les abris sous roche sont regroupées sous le terme d’art pariétal (du latin scientifique paries, -etis, « mur, muraille »).
Mais d’autres ont été réalisées en extérieur, sur des supports monumentaux – rochers imposants, flancs de montagne, ou encore à même le sol sur des surfaces dures – souvent situés au cœur de paysages spectaculaires.
Cet art est qualifié de rupestre (du latin scientifique rupestris, « paroi de rocher »).
Les scientifiques estiment, qu’à l’échelle de la planète, cet « art des rochers » a peut-être été plus fréquent que « l’art des cavernes » mais l’exposition de ces œuvres en plein air, au soleil et aux intempéries, les a soumises à rude épreuve et le temps en a probablement effacé la majorité.