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Quels sont les effets du poulet sur la santé ?

Madeleine Parent
Madeleine Parent
2025-11-04 23:11:08
Nombre de réponses : 19
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La consommation de volaille est associée à un risque de mortalité plus élevé. Les personnes qui mangent plus de 300 grammes de poulet par semaine, soit 3 portions hebdomadaires, auraient un risque de mortalité supérieur de 27% par rapport à celles qui en consomment moins de 100 grammes. Ce risque majoré a été retrouvé pour toutes les causes de décès, y compris les cancers et les maladies cardiovasculaires. Avec seulement une consommation de volaille supérieure à 300 grammes par semaine, il a notamment été observé un risque particulièrement important de développer un cancer digestif. Les chercheurs ne savent pas pourquoi la volaille peut augmenter le risque de cancer. Les chercheurs estiment que les pesticides et les médicaments administrés aux poulets pourraient aussi être responsables. Des résidus toxiques dans la viande pourraient exposer les consommateurs à des substances cancérigènes. Les chercheurs recommandent quand même la modération. Cela ne signifie pas qu’on doit éviter le poulet, mais on ne devrait certainement pas trop en consommer. Il faut varier les sources de protéines en mangeant aussi du poisson, des légumineuses et d’autres options végétales.
Émile Lemaire
Émile Lemaire
2025-11-01 15:10:12
Nombre de réponses : 16
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L’élevage intensif des poulets de chair n’est pas anodin pour la santé humaine. En effet, cette production est une cause fréquente d’intoxication alimentaire. La consommation de poulet est par exemple responsable de 44,4 % des cas humains de campylobactériose. Des antibiotiques sont administrés aux oiseaux en grande quantité, parfois directement dans leur alimentation. Non seulement 75 à 90 % de ces antibiotiques sont rejetés dans l’environnement, mais leur utilisation massive induit l’apparition de bactéries résistantes. Une antibiorésistance qui impacte ensuite la santé des humains via la consommation de viande. 30 % des souches d’E. coli présentes dans le tube digestif des poulets à l’abattoir sont ainsi résistantes aux fluoroquinolones et 37 % à l’ampicilline. Or, chez l’homme, l’antibiorésistance est la cause de 700 000 décès par an dans le monde et pourrait devenir une des premières causes de mortalité en 2050. L’aviculture intensive favorise aussi l’émergence de zoonoses. Entasser des milliers d’animaux génétiquement très proches dans un minimum d’espace pour une durée de vie très courte crée les conditions idéales pour la propagation de nouveaux pathogènes.

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Patricia Collet
Patricia Collet
2025-10-20 06:56:14
Nombre de réponses : 18
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Les résultats montrent une tendance préoccupante : parmi les participants qui ont succombé à des complications liées aux cancers gastro-intestinaux, ceux qui consommaient le plus de viande, et en particulier de volaille, étaient les plus touchés. Les individus consommant plus de 300 grammes de volaille par semaine présentaient un risque de mortalité supérieur de 27% par rapport à ceux dont l’apport en volaille était inférieur à 100 grammes. Les résultats de cette étude incitent à réévaluer nos choix alimentaires, en particulier en ce qui concerne la consommation de poulet. Il ne s’agit pas de bannir le poulet de notre alimentation, mais de prêter attention aux portions et à la fréquence de consommation. Il est recommandé de diversifier les sources de protéines en intégrant du poisson, des légumineuses ou d’autres options à base de plantes dans notre régime alimentaire. Après tout, une alimentation équilibrée et variée est la clé d’une santé optimale. Les chercheurs préconisent une consommation équilibrée et diversifiée de sources de protéines. L’étude a porté sur plus de 4 000 participants suivis pendant une durée moyenne de 19 ans, et a utilisé des méthodes statistiques avancées pour contrôler les facteurs perturbateurs tels que l’âge, le sexe et les conditions de santé préexistantes.