Les pratiques les plus populaires, notamment en Asie et en Afrique, consistent à transférer le pouvoir de fécondité d’une femme ayant déjà eu un enfant à la femme qui veut tomber enceinte, en buvant dans sa main ou en endossant son habit, par exemple.
Les amulettes sont aussi considérées comme une arme puissante.
En Bolivie, par exemple, porter un embryon de lama séché en grigri permet de lutter contre la stérilité.
Dans certaines régions d’Amérique du Sud ou d’Afrique, l’infertilité est volontiers imputée à des causes surnaturelles, sorcières ou mauvais esprits.
Pour comprendre l’origine de ce mauvais sort, on interroge alors les ancêtres et les esprits familiaux : un membre de la famille aurait-il violé des interdits?
De multiples rituels permettent de favoriser la conception, puis d’aider le bébé à venir au monde et à intégrer sa communauté.
Tout commence par des rites de fécondité qui devront être suivis à la lettre par les candidates à la maternité.
Un des plus répandus consiste à placer des objets – un arc et une flèche qui symbolisent l’attribut masculin par exemple – sous l’oreiller ou sous le lit du couple.
En Papouasie, certains peuples font appel à une magicienne qui collecte des herbes, dont les boutons en forme de testicules seront ensuite donnés à manger à la future mère.
À Taïwan et en Chine, le chaman découpe une figurine de papier et y inscrit le nom du bébé et son sexe, qu’il place ensuite en position fœtale, le temps de la grossesse.