Le Mali étant un pays laïc, c'est la loi qui régit le mariage sur plage.
Le mariage est donc célébré devant les représentants de l'Etat civil, ce qui oblige bon nombre de couples musulmans a célébré deux mariages.
Le premier qui est religieux s'effectue devant le ministre du culte et le deuxième devant l'officier d'Etat civil.
Le mariage ainsi célébré sera constaté par un imprimé-type devant comporter les sceaux de l'Etat, les signes du ministre du culte et les énonciations prévues à l'article 301 du nouveau code des personnes et de la famille.
Pour que ce soit officialisé, il faut que les conditions soient réunies pour qu'on puisse respecter tout ce qui se trouve au niveau de l'Etat civil, par exemple au Sénégal eux ils le font mais ils respectent les cadres de l'Etat civil.
Vous savez, dans les pays comme le Canada le mariage est un acte presque laïc.
Que le mariage soit célébré à la mosquée ou à l'église, il est reconnu par l'administration canadienne.
C'est conforme à la réalité sociale du Mali.
En tout cas, en tant que sociologue analyste de ma société, je ne peux qu'encourager l'adoption d'un tel décret.
Avec cette officialisation, les femmes seront dorénavant protégées contre les dérives d'un mariage religieux qui, jusqu'à présent, était juridiquement considéré comme un concubinage et laissait la porte ouverte à un comportement frauduleux des hommes.