Samory Touré était un grand guerrier, un leader né et un bâtisseur d’empire.
Mais il s’est distingué et on se souvient de lui avant tout, pour son rôle dans ses dernières années — son attitude intraitable à l’égard de ceux qui voulaient envahir son pays.
Près de 60 après sa mort, son petit-fils fut tout aussi intraitable.
Ses opposants le surnomment le « Napoléon du Soudan » au moment où il établit sa capitale, dans ce qui est maintenant la Gambie, et continue d’élargir son empire.
L’armée de Samory Touré, environ 35.000 guerriers expérimentés équipés d’armes modernes européennes, parvient initialement à arrêter la progression des envahisseurs français.
En échange de la libération ultérieure de sa mère, le jeune mais déjà talentueux marchand-négociant recherche alors un arrangement avec son ravisseur, offrant de servir dans son armée.
Il révèle d’exceptionnels talents militaires et de leadership.
Il se déclare donc indépendant du roi Séré-Burlay et commence à mettre sur pied une armée relevant de son autorité.
Il établit un nouvel empire du nom de Mandinka, s’en déclarant le roi et le commandant en chef.
Si cet empire existait encore aujourd’hui, il engloberait des parties de la Guinée, du Liberia, du Mali et de la Sierra Leone.