L’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, après avoir été paraphé le 14 mai 2015 par le gouvernement malien et les groupes armés loyalistes, puis finalement signé le 20 juin 2015 à Bamako par tous les belligérants, est confronté à de multiples problèmes et oppositions et, six ans après sa signature, connaît de sérieuses difficultés d’application.
La problématique développée dans les analyses qui suivent concernera les transformations radicales contenues dans ce document relativement à l’organisation actuelle du politique sous sa forme d’État-nation unitaire en un système fédéral qui anime l’esprit de l’accord.
Pour appréhender les transformations radicales, je privilégierai les deux composantes les plus significatives :
- La notion d’Azawad érigée en territoire autonome.
- La philosophie générale qui a présidé à l’élaboration de cet accord concernant les instances et les pouvoirs qui fondent ces transformations substantielles.
La CMA avait refusé de signer le document qui, selon elle, ne prévoyait ni autonomie ni fédéralisme.
Le rajout des annexes 1,2 et 3 obtenu par la CMA lui permit de signer cet accord.