La succession au trône a généralement été réglée au moyen âge d'après deux principes opposés, tout au moins en apparence : l'élection et l'hérédité.
L'accession au trône est héréditaire, lorsque les héritiers naturels du roi défunt lui succèdent de plein droit.
En fait, le trône ne sera entièrement soustrait aux électeurs que lorsque le successeur est automatiquement désigné.
Dans les cas où le royaume était partagé entre les héritiers du souverain défunt, il pouvait encore y avoir doute sur la part qui revient à chacun.
Bref, ce ne sera que dans le cas où hérédité, primo- géniture et indivisibilité du royaume se combinent, que l'intervention des électeurs est totalement exclue.
C'est seulement alors que sera d'application la célèbre maxime qui exprime parfaitement la règle fondamentale de la royauté héréditaire.
Il y a lieu cependant de distinguer deux possibilités : l'élection peut avoir pour effet de créer automatiquement un nouveau roi.
Il est également possible que cette élection ne soit qu'un élément, le premier, dans la création du nouveau roi.
C'est le cas lorsqu'un certain nombre d'actes, tels le sacre, sont encore exigés pour acquérir la qualité royale.