A la découverte d’Arouna Sissoko, réalisateur, auteur de Magno Kuurunte « mariée muette »

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L’homme est convaincu qu’on peut concilier la réalisation de film au métier de journalisme.

Il aurait pu être footballeur. Arouna Sissoko – à l’instar de tous les jeunes de son âge – rêvait de devenir footballeur. L’envie est là, mais le corps ne suit pas. Ses os trop fragiles le contraignent à raccrocher les crampons. Ce passage de sa vie, le jeune Sissoko l’aborde avec amertume et mélancolie. La mort dans l’âme, la tête basse et la voix hésitante, il explique sa rencontre avec Gervinho, la star ivoirienne « un jour je lui ai expliqué que je voulais devenir comme lui. » Malheureusement le destin a décidé autrement regrette-t-il.

En plus du journalisme, Arouna Sissoko réalise des films. Il est l’auteur d’un court métrage intitulé « mariée muette », réalisé par Hachim Mohamed Sacko. Le court-métrage a été présenté au public en mois de février dernier. Quand on lui demande de quoi parle le film ? Arouna marque un temps d’arrêt comme s’il cherchait ces mots. Et puis continue. D’une voie calme, sourire aux lèvres et la main posée sur la bouche, il répond « le film parle du mariage dans le milieu soninké, une ethnie fortement conservatrice, où la femme n’a pas droit à la parole. D’où la « muette ». Arouna est issu du milieu soninké. Il est très attaché à ses origines en témoigne ses nombreux voyages à Dakassenou, le village de ces ancêtres.

L’homme à la démarche nonchalante et au visage innocent a été mordu par le virus du journalisme depuis les bans de l’Université. Il a commencé ses débuts avec la presse universitaire « Le Flambeau ». Pour lui, «cet organe a été une bonne école pour moi. J’ai pu bénéficier de quelques modules de formation en journalisme au CESTI de Dakar et l’ISPRIC de Bamako ». Mais l’intégration du jeune Sissoko a été difficile. Il fini par quitté la rédaction. « Cela est dû à son caractère solitaire. Il est rarement avec les autres » confie un de ses amis.

Arouna est membre de plusieurs associations comme la culture en partage et la jeune chambre internationale Mali. Avec cette dernière, le jeune Sissoko remporte en 2011, le trophée de meilleur maître de cérémonie. Ce trophée, il l’évoque avec enthousiasme. Il accompagne de grands gestes le récit de toutes ses expériences.

Le Jeune Sissoko travaille aujourd’hui pour le site d’information Kunafoni.com, Arouna est détenteur d’une maitrise en Anglais. Doté d’un sens de l’humour, l’homme de vingt sept ans ne laisse personne indifférent, la faute à son accent proche d’un ivoirien. Sa jeunesse, il la vit à travers son style vestimentaire et sa coiffure. A l’ESJ Lille, Arouna Sissoko espère parfaire sa connaissance sur le métier du journalisme.

Abdrahamane Sissoko

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