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Mali : La convention 2005 de l’UNESCO va-t-elle enfin porter ses fruits ?

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Présidé par madame le ministre N’Diaye Ramatoulaye Diallo le projet UNESCO/ASDI : « Repenser les politiques culturelles pour la promotion des libertés fondamentale et la diversité des expressions culturelles », a été lancé le 17 juin passé.

Financé par l’agence suédoise de coopération internationale pour le développement, ce projet répond aux besoins exprimés par les parties de la convention de 2005 cherchant un appui pour renforcer les capacités humaines et institutionnelles des acteurs gouvernementaux et de la société civile afin de suivre et rendre compte des politiques et mesures qui protègent et promeuvent la diversité des expressions culturelles. Dans ce but, l’UNESCO met à disposition une expertise spécialisée dans l’organisation de consultations multipartites, notamment des acteurs gouvernementaux et de la société civile ; offre des formations sur la collecte et l’analyse des données ; soutient la coopération interministérielle ; et facilite les débats publics sur des sujets émergents tels que l’égalité des genres dans le secteur de la culture, la diversité des médias ou la liberté artistique.

Selon Désiré Ouedrago, Expert UNESCO du Burkina-Faso « La convention de 2005 de l’UNESCO stipule que chaque Etat ayant ratifié la convention, doit mettre en place un système de financement de la culture ». Reste à savoir si un milliard peut porter la culture malienne dans sa diversité, surtout en ce temps de crise où la culture est devant les scènes pour remédier par nos valeurs inoxydables ces crises que nous traversons. La culture est un des facteurs clés pour arriver à une paix durable; la cohésion sociale, nos us et coutumes font de ce secteur un pilier irremplaçable.

D’après Monsieur Maiga Expert de la culture  » Le Mali doit porter  la question de la politique culturelle pour lancer cette industrie »

Au tour d’Ali Daou Chargé de Programme Culturel du Bureau de l’UNESCO du Mali de lancer la question fatidique du financement de la culture:

 » Je suis Djawando, personne ne dit à un Djawando comment trouver de l’argent, le Mali compte 22 millions d’abonnés téléphoniques, acteurs culturels mettez-vous ensemble allez trouver les opérateurs de téléphonie, si on prélève 1 euro nous pourrons soulever 17 milliards de franc cfa »

Vous l’aurez compris le Mali, ses acteurs culturels, partenaires techniques et financiers attendent avec impatience le premier rapport malien sur les industries créatives et culturelles.

Boubacar Sangaré

Exposition en cours, Hamdia Traoré, Azalai Hotel Bamako: Course de pirogues ou TABAÏHO à Djenné

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Depuis le 9e siècle à Djénné au Mali en cinquième région se déroule la traditionnelle course de pirogue Tabaïho. C’est la fête des lapins, placée sous le sceau de la cohésion sociale. Tabaïho naît d’une croyance endogène destinée à chasser en communauté les démons des champs et des fleuves, sauvegarder les troupeaux en provenance des pleines, enfin protéger la population.

Une course bienveillante pour préserver les biens matériels et immatériels de la communauté, dans un esprit de fête entre les forces vives, la jeunesse de Djénné.

Tabaïho se trouve l’espace privilégié pour promouvoir la jeunesse. Tous ces compétiteurs ont pris le départ sous les hautes bénédictions des sages de cette autre ville sainte du Mali, carrefour de toutes les cultures du Mali.

A travers la carte blanche accordée à Hamdia Traoré artiste photographe par Mali Culture Média Conseil et Azalaï Hotel Bamako placent la jeunesse au cœur de cette initiative dans le renforcement du vivre ensemble.

Quoi de mieux que de visiter des pratiques culturelles, us et coutumes pour renforcer le Mali moderne. Le Mali est un pays de culture, de grande sagesse, nous explorons cette riche culture métissée en suivant le regard expert de Hamdia Traoré.

Dia SACKO

Commissaire d’exposition

 

 

 

 

 

 

MALI MODE SHOW : PLUS QU’UN CONCEPT, UNE INSTITUTION !

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En grande pompe s’est installé le QG de la deuxième édition des Journées de la création du Mali, Mali Mode Show. Une édition couronnée par la Grande styliste Mariah Bocoum comme marraine de l’évènement s’étant déroulée du 1er au 4 mai 2019.

Les stylistes : Mariah Bocoum, Adji Style de la Cote-D’Ivoire, Afrik Design (France-Mali), JK Dressing, Maimour, Raki Thiam, Lahd Gueye du Sénégal, Kstyle, Oudy K, Rocard Yapo du Bénin ont répondu à l’appel au nom des ciseaux, des talons aiguilles et du tapis rouge.

Akim Soul qui n’est pas sans rappeler les grands noms du Tapis rouge au Mali comme Christ Seydou par leur vision de pousser la scène malienne vers l’extérieur pour dynamiser la créativité intérieure par des rencontres internationales.

Cette deuxième édition a été celle de la mode africaine dans toutes ses expressions. Ainsi l’Afrique créative, promotrice de sa culture dans sa diversité a notamment réuni, des artistes comme Chab Touré (artiste-philosophe), des bloggers et journalistes autour du workshop dédié au digital et à la promotion de la mode africaine. Se sont passés la parole : Coralie Rabadan (photographe de mode), Nuels Ban’s du Ghana, Fanta Koné blogueuse de mode Fantastik avec la participation pointue de Lahd Gueye Créateur de mode et formateur.

La deuxième édition a vu la valorisation d’espace de débats et d’échanges autour de la mode, animée par Mamade Dia Sacko Fondatrice de l’agence d’information et d’Ingénierie culturelle, Mali Culture Média Conseil partenaire de l’événement depuis sa première édition, elle réitère son implication personnelle et l’accompagnement de sa structure pour les prochaines années.

Oh le tapis, cette magnifique soirée qui a fait rougir les pommettes des amateurs de paillettes. Un vendredi soir qui comptera parmi les meilleurs du Mali, du côté des initiatives créatrices et galvanisantes. Nous lui tirons notre chapeau melon à l’Excellent Akim Soul qui ouvre de grande et longue page de l’histoire de la mode au Mali. Akim continuez à stresser votre monde, si c’est pour nous faire rêver. Nous avons rêver…

BRAVO Monsieur !

Yadama

Le Grenier traditionnel Bondo

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Il est construit à base de terre rouge ou écru et de bois, mélangé à du foin de fonio, le foin pour son rôle d’isolant, entièrement à la main. La terrasse de soubassement repose sur une natte de bois superposés. Le plus étonnant de cette pièce réside dans une construction murale sans brique.

Un assemblage de motte de terre jusqu’au toit. Une seule fenêtre prévoit l’accès aux grains. Ces derniers ne devant pas être exposés totalement. Un habitant de Ouan en région de Ségou, Karaba Moukoro, agriculteur, nous explique que le pilotis a un rôle capital dans la construction du Bondo. Il est pensé pour éviter que l’humidité s’empare du grain. Le Bondo orienté vers le soleil conserve toutes les graines. Le Bondo conserve hors de l’humidité les mils, fonio, le maïs, le riz.

Dans l’agriculture traditionnelle le grenier est le pilier de la structure familiale. Une famille forte en bras valide se reconnaît par le nombre de Bondo rempli.

NIAGARA FOLI : un mythe bambara, Niagara foli ,une science occulte qui détermine le miracle, la chance, et la bravoure

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Selon BALA Bomélé responsable pédagogique du musée national,  « l’évènement Niagara foli est toujours accompagné d’une cérémonie festive pour célébrer la gloire et pendant laquelle, seul le fameux veinard est tenu de danser ce rythme folklorique ». Il est important de savoir que toute personne qui se met à danser Niagara foli n’ayant pas le mérite de le faire perd la vie sur le champ. C’est une danse sacrée propre au miraculeux.

En outre, depuis l’empire du Mali jusqu’à l’empire du wassoulou, des empereurs comme Soundjata keita, Samory Toure étaient de vaillants guerriers, qui, de par leur abnégation et leur intrépidité dans les luttes ont été Niagara

Ainsi plus le temps évolue, plus NIAGARA foli se déporte du milieu traditionnel pour se parsemer dans le milieu administratif et professionnel. En effet toute personne ayant servi son pays durant toute son existence avec coriacité et patriotisme sans rien attendre en retour est appelé NIAGARA.

C’est pourquoi à titre de louange à ces braves hommes, Niagara foli leur est dédié et chanté par les hommes de castes.

Il est connu sous plusieurs appellations selon chaque ethnie. Chez les malinkés il est connu sous le nom de djandjo, chez les peuls n’djaro et marassa chez les chasseurs.

En somme, comme symbole de reconnaissance et de fierté, NIAGARA foli est là pour pérenniser et éterniser le nom de tous ces hommes qui ont marqués quelque part l’histoire.

KHADIDIATOU GORO

RENCONTRES AFRICAINES DE LA PHOTOGRAPHIE DE BAMAKO: EXAMEN DES DOSSIERS DE CANDIDATURE

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Courant des pensées se trouve la thématique des Rencontres de Bamako qui soufflera ses 25 bougies en décembre prochain soit la 12ème édition. Ils sont au nombres de trois les Commissaires de la prochaine édition, originaires de Tunisie, du Nigéria, du Mali et du Cameroun. Depuis leur désignation sur candidature, ils œuvrent à la bonne tenue des étapes préalables à la coupe d’Afrique de la photographie. L’étape de sélection des photos est déterminante, ce qui explique leur présence au Mali actuellement. Les Commissaires devront dépouiller 315 candidats nous a relevé Monsieur Bonaventure NDikung commissaire d’exposition.

La biennale de Bamako annonce les couleurs dès à présent de la scénographie, elle sera assurée par l’architecte, le designer et scénographe malien Cheick Diallo.

La Maison Africaine de la Photographie qui entend aussi joué pleinement sa partition se faisait représenter par son Directeur Monsieur Tidiani Sangaré.

Cette année le choix des candidats est très difficile à souligner Bonaventure NDikung car les œuvres reçues impressionnent par leur qualité. Il note également que les jeunes photographes essaient de développer un nouveau langage photographique, y compris la multiplicité des voix africaines qui se voit dans les photos des candidats de cette année. Telles sont là les premières impressions qu’ils ont des œuvres examinées.

L’équipe signe que la biennale de cette année sera une référence parmi tant car comme l’a dit Aziza Harmel commissaire tunisienne, cette édition rentre dans le cadre de l’anniversaire des 25 ans de la biennale artistique de la photographie des rencontres de Bamako.

Fama Mademba Sacko

La première réunion du comité de pilotage pour le lancement des travaux du comité de pilotage du projet Donko NI Maaya.

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Il était à l’ordre du jour de présenter le projet Donko Ni Maaya dans ses détails ; aspects techniques et financiers et approuver les critères de sélection sur la base desquels les projets soumis dans le cadre des appels à propositions seront évalués. Le projet est le fruit d’une coopération germano-malienne.

Deux millions d’euros est le coût de réalisation du dit projet qui a pour but de contribuer à la prévention des crises et au renforcement de la cohésion sociale à travers la promotion du secteur de la culture. Et de donner un espace de participation au jeune sur des questions sociales à travers la diffusion d’initiatives culturelles. Selon Mme le ministre le projet Donko Ni Maaya est le symbole d’une vision commune, celle de relever le défit du vivre ensemble et de la cohésion sociale dans une société malienne paisible et prospère, enracinée dans ses valeurs culturelles et ouverte au monde.

Selon Mme Magali Moussa, directrice de programme, l’objectif de Donko Ni Maaya est d’offrir des alternatives aux jeunes face aux positions extrémistes et leurs accorder en tant qu’ « agents de changement » un rôle positif et actif dans la participation politique, le renforcement de la cohésion sociale, la lutte contre l’extrémisme violent ainsi que la prévention des crises à travers des formes d’expression culturelle. Elle a mentionné qu’il y’a trois champs d’actions dans le programme, à savoir : soit la production culturelle urbaine, soutient à la diffusion d’initiatives culturelles urbaines, et la construction politique et renforcement institutionnel dans la promotion du secteur de la culture immatérielle.

Ce projet à l’endroit des jeunes prend en compte toutes les dimensions culturelles. Le programme qui sera exécuté via les appels à propositions pour les centres cultuels et les initiatives culturelles s’étend dans toutes les localités de Bamako. Pour le bon déroulement du projet à bon terme et le suivi des progrès, Mme Magali a présenté les comités mis en place, qui sont le comité de pilotage, de sélection, de projet, et de coopération avec le ministère de la culture.

 

Boubacar Sangaré

DOUKOURAW GROUPE: LA PERCUSSION EN FOLIE

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Le Taman appelé de nos jours tam-tam parleur est un instrument de musique traditionnel malien fabriqué par deux éléments essentiels à savoir la peau de chèvre qui recouvre la partie que le batteur percute et d’un arbre sacré d’Afrique connue sous le nom le Doukouraw qui y fait office de tige, le tout relié de long au large tube en bois, par des cordes, petites souples qui servent également à l’accorder. On le reconnait par sa fonction d’accompagnement du crieur public des nouvelles à transmettre à la population dans la société traditionnelle africaine en générale et malienne en particulier. On le voit également sur les scènes évènementielles d’Afrique à savoir les baptêmes, les mariages, les cérémonies d’initiations et j’en passe. Aujourd’hui on le voit le plus souvent avec les artistes musiciens sur les scènes internationales. Nombreux sont les artistes maliens qui aujourd’hui exercent leur art par le biais du Taman. Cet instrument fait des merveilles en ce qui concerne la percussion. Nombreux sont les artistes qui l’ont dans leur orchestre pour sa sonorité particulière ainsi que l’harmonisation qu’il apporte à un spectacle.

C’est dans l’optique de rehausser son importance dans l’art de la musique que le célèbre percuteur Djeli Madou Koné à créer avec l’aide ses confrères un groupe orchestral qu’ils ont nommé DOUKOURAW GROUPE. Ce groupe qui crée depuis un certains nombre d’année cartonne aujourd’hui sur les évènements artistiques du Mali. DOUKOURAW GROUPE est à l’initiative de Djeli Madou koné un percussionniste de l’orchestre de Habib Koité un musicien malien de renommé, dans l’optique de rayonner le Taman et de le mettre a porté de tous. Le groupe compte une dizaine de musicien qui dans la plupart joue le Taman, un joueur de kamalen n’goni, un joueur de balafon, un jour de super posé et une vocaliste qui harmonise le tout par des paroles musicales. Le groupe est aujourd’hui bien connu au Mali par les merveilles que son ensemble compose. Notons que le DOUKOURAW GROUPE existe depuis huit ans. Son nombreux imprécis de musiciens certifié sa grande ouverture à l’endroit de la musique en général et du Taman en particulier car au dire de Djeli Madou Koné Doukouraw est ouvert à tous les musiciens qui partage la même vocation qu’eux qui est valoriser le Taman.

La course est loin d’être finie pour DOUKOURAW GROUPE, le meilleur est à venir à préciser Madou koné car comme tous les autres groupe de Musique qui veulent gravir les échelons et s’imposer dans le secteur, ils ont un projet d’album dans le futur. Bon vent à DOUKOURAW GROUPE, et que le Taman rayonne au grand plaisir de la culture malienne et de son public.

 

Fama Mademba Sacko

 

La grande finale de la 2eme édition de « Femme d’Ambition du Mali au CICB ce vendredi 12 avril

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« Femme d’Ambition », elles étaient au nombre de neuf, à vouloir briguer la première place. Comme coutume l’événement s’est déroulé en deux étapes. Les candidates ont effectué deux passages dont un, enparure traditionnelle pour montrer la diversité de la culture malienne et sa beauté et un passage professionnel pour présenter leurs brillants projets qui ont été applaudis par un public merveilleux.

La détermination, la volonté, la capacité de ces filles à entreprendre, à innover étaient la caractéristique de leurs passages. En traditionnel ou en professionnel les candidates ont laissé le public sans voie. Peulh, Mianka, Soninké et Djokramè sont des ethnies qui ont faits l’objet des éloges, magnifications par nos candidates.

Des projets bien différents et innovants, Fatoumata, la gagnante de la grande finale, s’innove dans la production laitière. La maison du lait, son projet, consiste à faire la production locale de lait saine et avec des produits dérivés. La deuxième place est l’aquaponie, le projet de Kadiatou. L’aquaponie est un système qui unit la culture de plante et l’élevage de poissons. Suivit de Marietou, avec Yigandé, autre que le riz. Le projet trouve sa signification dans la diversification des aliments consommés au Mali. Faite à partir de tubercule (patate, igname, pomme de terre), on peut faire tous les plats avec Yigandé. Rachelle, a présenté son projet sur le tourisme, qui vise à mettre en valeur les lieux touristiques du Mali. Elle veut mettre en place un moyen adéquat pour permettre aux visiteurs une meilleure visite tout en rehaussant les lieux touristiques « des petits paradis » qualifie-t-elle.

Des frites surgelées voilà le projet de Aminata. Son projet consiste à exploiter le potentiel du Mali à produire de la pomme de terre, afin de les mettre en emballage. La conservation peut aller jusqu’à une année, simple, pratique et rapide.

Femi-finance de Dicko, un projet innovant dans la micro-finance pour femme. Femi-finance épaule des femmes à fructifier leur projet, à être autonome. Cette présentation des projets ne serait complète sans l’agriculture, qui est un grand facteur de développement de notre pays. Avec des fruits et légumes bio de Mariam, cultivés avec des techniques comme l’arrosage de goute à goute. Elle propose des fruits et légumes sains avec un cout de production minime. L’avant dernier projet est celui de Oumou, l’agriculture hors sol. Oui, avec des conditions adéquates ce nouveau système permet de faire une grosse récolte avec des moyens minimes et à toutes saisons. Mode petit prix de Zeinabe est le dernier projet ; pour cette grande finale. Vendre et acheter en ligne des articles de secondes mains est possible grâce à Dada. Vous n’allez plus porter un habit non usé, prenez une photo et mettez la en ligne depuis le site Dada. Ou l’application mobile téléchargeable.

En présence de la ministre de la culture et de l’artisanat Mme wallette Nina, la marraine de l’évènement, Mme Diallo siré Bara a réitéré son engagement envers les Femmes d’Ambition du Mali et toutes les femmes entrepreneures et encourager vivement l’initiative.

Au programme les artistes n’ont pas faillit à leur devoir, celui d’enthousiasmer le public. Nastou de la Côte d’Ivoire, petit guimba, la petite Oumou Sangaré, King KJ, la troupe AMCD ont mouvementé la salle.

Des photos de famille pour clôturer l’évènement, des attestations en mains la porte parole du groupe Marietou, a rappelé la salle que tous les filles sont gagnantes a l’issue de cet événement et qu’une nouvelle ère entrepreneuriale féminine commence au Mali.

Boubacar Sangaré

Au nom du père du fils et la Musique: Vieux Farka Touré honore son art

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Il est des soirs agréables à vivre comme celui du vendredi 12 avril. A la bonne humeur ravageuse, Vieux Farka trônant à l’accueil du patio de l’Institut Français accueillait avec joie ces mélomanes en désir de blues endiablé.

Quand toute une vie les oreilles se sont familiarisées avec les sonorités du père, il n’est pas rare que les amateurs de l’un compare le fils au père. Vieux n’est pas sans rappeler Ali, il console le Mali de sa perte.

Le fils attendu forcement par les initiés, du blues venu du vent chaud de Nianfunké pour conquérir le monde. Vieux Farka du haut de son 7e album dévoile généreusement son repertoire musical teinté d’hommages aux Maîtres (Ali et ses compagnons Toumani Diabaté et Bassekou Kouyaté).

Vieux Farka Touré meconnu du public malien parcours le monde depuis bien des années en continuant de semer au quatre vents le blues du Mali. C’est ce vendredi qu’il s’est produit dans la salle de spectacle de l’institut français de Bamako.

Dans une générosité connue des virtuoses des cordes maliennes, Vieux a invité ses amis fils et fille des pères amis à Ali Farka Touré.

Bien sûr la chanson attendue Diarabi nous rappelle le legs dont l’artiste est fier et le place en héritier incontesté de l’émérite Blues Man du désert Ali Farka Touré dont le Mali garde le goût amer de le compter parmi ses illustres disparus.

Vient le temps des amis, après une invitation, comme invité Balla Diabaté et Kankou Kouyaté viennent lui passer la réplique. Des reprises  comme Diarabi ont égayé la soirée, ainsi que Hamadi, une reprise de Vieux Farka avec Balla Diabaté  interprété par Toumani Diabaté et d’Ali Farka Touré.

Sur une note langoureuse de Takamba vieux met en transe les mélomanes venus clôturer leur chaude semaine.

Reprise de Diarabi d’Ali Farka Touré

Vieux Farka Touré et Kankou Kouyaté, je connais tout