En Afrique de l’ouest par exemple, chaque masque joue un rôle spécifique en fonction de la société ou du peuple auquel il appartient.
Ils sont utilisés lors des rites tribaux et des cérémonies d’envergures pour entretenir, et parfois rétablir l’ordre entre le monde des humains et celui des esprits.
C’est le cas des masques utilisés lors de la cérémonie Gèlèdè chez le peuple Yorouba, originaire du Nigéria, également présent au Bénin et au Togo.
Selon les croyances Yoroubas, la femme est détentrice d’une puissante énergie qui favorise la fertilité et la prospérité de la société.
Mais il arrive que, chez certaines femmes, cette force devienne négative et nuisible au peuple.
A cet effet, les Gèlèdès sortent rétablir l’ordre en apaisant les esprits à travers des danses accompagnées de libations et de sacrifices pour le bien-être de la communauté.
Les masques traditionnels sont fabriqués dans des contextes particuliers.
Le choix du bois, la forme du masque et ses couleurs sont souvent décidés par l’oracle après consultation du monde des esprits.
Tout ceci confère au masque son caractère sacré, comme le souligne Anani Akpamagbo, sculpteur togolais.
D’après des chefs coutumiers et certains sculpteurs, les masques africains continuent de garder leur valeur culturelle et sacrée.
Même si ces derniers ne sont plus respectés et considérés à leur juste valeur comme avant, ils demeurent toujours aussi importants avec un poids traditionnel considérable.
Les masques restent un patrimoine culturel africain.
Ils ont une valeur plastique et spirituelle.
Ces derniers m’inspirent un profond respect.
En tant qu’artiste, je suis souvent surpris par l’expression qui se dégage d’un masque.
Je sens que les sculpteurs essaient de rendre visible l’invisible.
Les masques nous appartiennent, nous avons le devoir de les respecter.
Les églises ont fait qu’aujourd’hui les gens abandonnent la tradition.
Le masque n’a rien de mauvais comme le pensent certains.
Ce sont des gens malintentionnés qui utilisent le pouvoir de certains masques pour nuire.