L’agriculture et l’élevage représentaient 37% du Produit Intérieur Brut (PIB) en 2015, soit 63% de l'emploi total.
La productivité agricole reste très faible en raison de la prédominance de l'agriculture pluviale, de la dégradation des terres, de pertes élevées après la récolte, de la faible transformation et du manque d’investissements privés.
Le Mali consacre environ 15 à 18% de ses dépenses publiques au secteur de l’alimentation et de l’agriculture, ce qui correspond environ aux deux tiers du financement total (public-privé) de ces secteurs.
La demande en aliments de qualité augmente sans cesse, en raison du taux de croissance démographique élevé (+3,2% par an) et de l'urbanisation (+4,7% par an).
Le Mali, à l’instar des autres pays de l’Afrique de l’Ouest, est très vulnérable au réchauffement climatique, et sa production de maïs, sorgho, mil de doigt, arachide et bananes devrait diminuer significativement (> 10%) d’ici 2050.
L’agriculture malienne repose aujourd’hui essentiellement sur le coton.
Cinq axes d’action ont donc été identifiés pour transformer l’agriculture malienne :
Réformer le régime foncier afin de sécuriser les investissements consentis par les producteurs et les investisseurs dans l’agrobusiness ;
mettre en place des politiques agricoles incitant les petits producteurs à être plus compétitifs et le secteur privé à investir davantage, notamment dans la transformation ;
créer des mécanismes de subventions ciblant les intrants pertinents pour engager dès aujourd’hui l’adaptation aux changements climatiques ;
améliorer le réseau routier afin d’acheminer sans pertes les produits alimentaires des zones de production agricole ou d’élevage vers les unités de transformation et les marchés ;
développer un dispositif étendu de formation et de vulgarisation pour encourager l’adoption de techniques et technologies adaptées par les agriculteurs et les éleveurs.