Les outils de base peuvent être utilisés de façon active en traquant le poisson (‘fusil’, senne, chalut) ou passive attendant la prise avec un dispositif (piège, ligne, filet).
Deux types de filets sont utilisés : les maillants droits dans lesquels les poissons se prennent au niveau des ouïes, et les sennes qui encerclent le banc prennant ainsi les poissons au piège.
Un autre type de prise au filet, le chalutage, consiste à traîner un filet en forme d’entonnoir (chalut) à l’arrière d’un bateau (chalutier) qui capture les poissons au passage.
La pêche au poulpe exploite l’inclination naturelle de cet octopode à se réfugier dans les creux des fonds marins.
Des jarres en terre cuite ou de petits tonneaux en plastique, sans couvercle, sont accrochés à une corde à intervalles réguliers, puis sont déposés dans l’eau.
Les pièges à anguilles reposent sur ce même principe.
Que ce soit dans les régions arctiques ou dans le lac Léman, l’omble chevalier se pêche au moyen d’une canne munie d’une lignée lestée d’un leurre.
En Suisse, on l’attrape à la gambe alors que dans le Grand Nord, les Inuits utilisent un morceau poli de défense de morse.
La pêche au moyen de cannes, de lances ou de fusils relève d’une pratique individuelle pour subvenir à une nécessité alimentaire ou d’un sport obéissant à des normes visant le respect de la faune aquatique.
Quant à la pêche au gros, elle est strictement règlementée pour éviter la surpêche qui cause l’épuisement des ressources et la disparition des espèces.
Ainsi, le nombre de jours, le type de matériel employé (type de bateau, taille du moteur, grandeur des filets et du maillage) et les quotas autorisés sont surveillés de près par les autorités.