Même si, officiellement, la guerre n’a pas été déclarée entre Bamako et les anciens mouvements rebelles du Nord – les deux parties signataires de l’accord de paix à Alger, en 2015 –, sur le terrain, les armes parlent depuis le mois d’août, et l’inquiétude ne cesse de croître.
L’armée malienne s’apprête-t-elle à attaquer Kidal.
Cette ville proche de la frontière algérienne est un symbole, un enjeu majeur de souveraineté pour Bamako.
Elle fut le bastion des quatre rébellions touareg lancées contre l’Etat depuis la fin de la colonisation française, en 1960, dans le but de proclamer l’indépendance de l’Azawad, le territoire qu’elles revendiquent sur la partie septentrionale du Mali.
Selon plusieurs sources sécuritaires et diplomatiques, des combats ont éclaté mercredi, opposant ces groupes aux forces armées maliennes, entre Tarkint et Tabankort, localités situées environ 160 kilomètres au sud de Kidal.
Les ex-rebelles ont revendiqué la prise d’un nouveau camp de l’armée, qualifiant cette dernière de terroriste, à Taoussa, à 100 kilomètres de là.
Les forces armées maliennes progressent vers le nord du pays, alors que les combats avec les anciens rebelles se multiplient depuis le mois d’août.
Les groupes d’anciens rebelles touareg et arabes, réunis au sein du Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement, ripostent.
Pour empêcher l’avancée des soldats sur cette zone qu’ils considèrent comme relevant de leur gestion, les groupes d’anciens rebelles touareg et arabes ripostent.
Cette volonté de reconquête a pris, depuis lundi 2 octobre, la forme d’une colonne de plus d’une centaine de véhicules de l’armée.
Après avoir quitté Gao, dans le nord-est, celle-ci a progressé vers le nord, mercredi 4 octobre.